Frantz (François Ozon)

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S’il est bien une chose que l’on peut reconnaître à François Ozonet qui devrait être le propre de tout cinéaste, non? – c’est son incomparable aptitude à nous faire croire au plus incroyable. À titre indicatif, j’ai bien moins cru à l’Effet aquatique qu’à Frantz… Autre immense qualité de François Ozon: fidèle à lui-même dans la qualité et la précision d’orfèvre de son cinéma, il est pourtant extrêmement éclectique en terme de style et de sujets, et se renouvelle sans cesse. Cette histoire d’amour impossible ressemble à une tragédie grecque où, tout en sobriété mais intensité, les deux acteurs principaux (et les autres aussi) font merveille et se dégage une émotion terrible de ce film douloureux mais magistral. Le film est scandé de surcroît par l’éternel retour du 20e Nocturne de Chopin en version violon-piano, hommage sans doute au film de Polanski dont Frantz partage à la fois la thématique (un conflit franco-allemand vécu depuis le dilemme des individus issus de deux nations ennemies) et la finesse de jeu et la physionomie du protagoniste (Pierre Niney pour Frantz – qui, comme par hasard, s’appelle… Adrien! – et Adrian Brody pour Le Pianiste)…

nota bene: Le Figaro et l’Obs (à mon avis) fument de la bonne… ou alors on n’a pas vu le même film… Vu le 9 sept.2016. Note: ****

à lire aussi: site officiel de François Ozon