Ce que l’on se dit pendant tout ce spectacle résolument prenant, c’est que c’est le spectacle (visuel et auditif) le plus insupportable et le plus fascinant à la fois qu’il ait jamais été donné de voir. Née de la danse Butô, la « danse des ténèbres » de l’après bombe atomique, imprégnée d’une sorte de danse de la cruauté façon Antonin Artaud, une danse du corps comme matière, expressioniste, hurlant les corps déchirés (photo 1) comme le cri de Munch, la danse de Sankai Juku fascine ou horripile, mais on n’en sort pas indemme. Il y a quelque chose de magnétique et d’outre-tombe dans cette danse où la lenteur est celle de la majestueuse marche du paon (un vrai, bien vivant, qui perd quelques plumes au passage, dans la chorégraphie) symbole d’unité, de mort et de renaissance de ses cendres.
Sankai Juku vu par la presse.
Sur cyberpresse.
Vu le 1er décembre à Odyssud
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