Le cinéma italien contemporain est décidément coutumier des sujets casse-gueule.. sans jamais se casser la gueule. Mais tout de même, un film qui avance au rythme de la vie d’un cloître de jésuites vénitiens, sur l’île de San Giorgio Maggiore, un film où il ne se passe rien mis à part les atermoiements des personnages en proie au doute sur l’existence de Dieu (personnages appelés à méditer sur les rencontres effectuées dans leur journée, journées où ils ne rencontrent précisément personne d’autre que leurs compagnons deretraite), un film comme celui-ci laisse quelque peu perplexe. Cinématographiquement, c’est parfait, c’est même très bien mis en scène, mais sur le fond il est difficile de se sentir totalement concerné par les deux personnages principaux, celui qui trouve la voie de la foi en Dieu et celui qui y renonce. In Memoria di me, en tout cas, seule l’Italie était susceptible de le produire, du moins sous cette forme et avec ce contenu. Vu le 30 avril 2008. Note : **
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