Ayant renoncé hier à aller voir « Coco avant Chanel » à la séance de 17h50 (et pourtant
arrivés en avance à l’Utopia de Tournefeuille! on va retenter ce soir…) pour cause de file d’attente insurmontable, nous avons finalement choisi d’aller voir Tokyo Sonata à
la séance de 19h10, après un petit café au bar « vintage » et fort sympathique de ce cinéma. Salle pleine à craquer là aussi (ils ont même refusé du monde), pour ce petit film japonais plein de charme et de sensibilité, très original (même si un peu déroutant parfois dans la seconde partie du film, mais c’est justifié), et qui décrit une société japonaise en pleine crise: un père qui peine à se détacher d’anciennes valeurs rétrogrades, lesquelles le mènent à la violence contre lui-même et contre les siens, une culture de l’échec bien mal assumée (ou plutôt: une culture de la réussite à tout prix) qui pousse à une dissimulation confinant au comportement social bien ancré. Autrement dit: le gars qui tente de cacher son chômage à tous les siens entre dans une sorte de « catégorie sociale » qui a ses codes et ses modes de vie… hallucinant. Bref, je recommande vivement d’aller voir ce film dont la scène finale est d’une sobriété qui n’a d’égale que sa beauté.
Vu le 1er mai 2009. Note: ***
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