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Un film que les passionnés de danse (ou non: mais il dure quand même 2h38 donc il faut quand même être accro à la danse!) adoreront: LA DANSE, le ballet de l’Opéra de Paris. Alors, quand on connaît l’opéra de Paris et son histoire intérieure par coeur, quand on connaît les noms des étoiles et des chorégraphes (ça vaut mieux, parce que le défaut du film est de ne pas indiquer, au moins en bas de l’écran, qui est en train de danser ou de chorégraphier), on n’y apprend rien mais on se régale…. De voir la sublime et presque extra-terrestre MARIE-AGNES GILLOT danser du (génial) WAYNE Mc GREGOR, puis faire ses fouettés à l’arrache, mais époustouflants, l’air de les bâcler pour faire vite avec son collant en laine sous le tuttu plateau lors d’une générale…. D’assister aux répétitions de ballets ou de pas de deux sous les toits de l’Opéra, de reconnaître NOELLA PONTOIS faisant cours en pull rouge et pantalons noirs, mais pieds en canards d’ex-danseuse étoile… NOELLA PONTOIS dont on reconnaît au passage ici et là la fille, MITEKI KUDO qui a suivi la voie de sa mère…… On se régale de voir MARIE-AGNES GILLOT au travail à la barre en doudoune sans manches, AURÉLIE DUPONT sans maquillage, lors d’un cours, écoutant attentivement les instructions sur la réforme des retraites des régimes spéciaux….De voir cette danseuse (première danseuse? du corps de ballet) venant faire sa requête pour pouvoir renoncer au pas de trois de PAQUITA, parce qu’elle est débordée, et que, pour son âge, il y a « trop de pointes et de sauts » auprès de BRIGITTE LEFEVRE (extraordinaire et moderne Mme Opéra, qui gère d’une main de maître la maison, et visiblement bien plus à la hauteur que la bien contestée CLAUDE BESSY en son temps) qui a l’air de se demander si cette danseuse qui vient demander une sorte de RTT n’en rajoute pas un peu dans le « caprice de star » (quand on connaît le ballet PAQUITA et qu’on comprend que cette danseuse conserve d’autres passages dans ce ballet qui de toute façon est l’un des plus techniques et sautillant, on se demande comme BRIGITTE LEFEVRE semble le faire, si la requête est justifiée, et par quoi…

On appréciera aussi les répétitions d’un ballet d’ANGELIN PREJLOCAJ, où la danseuse reçoit des indications digne d’une explication de texte pour permettre à la danseuse de mimer une mère infanticide (on le comprend ensuite, et c’est vraiment fascinant de superposer les détails de la répétition à la mise en scène finale et aboutie). On découvre aussi les ateliers de teinture de chaussons, de couture des costumes (jusqu’à la fabrication des déguisements de souris de CASSE-NOISETTE). On reconnaît WILFRIED ROMOLI, l’un des plus vieux et tardifs (2005, et déjà « retraité »..) « étoiles » de l’Opéra et on se dit: houla, il danse encore…
Bref, si vous aimez la danse, la vraie, pas celle cul-cul la praline des tutus et des niaiseries cliché sur ce monde fascinant et exigeant, allez-y.
Vu le dim. 29 nov.2009. Note: ***
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