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Les musiciens grotesques – James ENSOR, 1891

Les détails de l’exposition
Les tableaux: l’oeuvre de JAMES ENSOR

Il y a deux périodes chez James Ensor: la période du travail sur la lumière, proche d’un style à la CÉZANNE ou dans la lignée des NABI comme VUILLARD (jusqu’en 1887) et la période dite “des masques” où la transfiguration grotesque de la réalité devient LA signature du peintre, 1887 marquant un tournant dans le parcours d’ENSOR.

Tour à tour macabre, expressioniste, onirique, ironique, grotesque, sarcastique et surtout assez imbu de lui-même (“Il serait surprenant qu’Ensor, aimant avant tout au monde son art et par conséquent chérissant surtout celui qui le fait, c’est-à-dire lui-même, n’eût multiplié à l’infini sa propre effigie » écrit le poète et critique Emile Verhaeren en 1908 dans sa monographie consacrée à l’artiste”), JAMES ENSOR, le peintre des MASQUESest un peintre résolument inclassable, dont le style le plus connnu s’incarne dans ses tableaux de masques transfigurant les visages et la réalité, comme dans LA MORT et LES MASQUES:

La Mort et les masques, James ENSOR, 1897

Certains tableaux “blasphématoires” font penser à ceux de FELICIEN ROPS, parfois même on est chez Jérôme BOSCH (avec, par exemple ici, LES MUSICIENS TERRIBLES), d’autres fois encore dans une parodie-imitation de WERMEER (les SQUELETTES à L’ATELIER), ou bien encore chez TURNER (vue de Bruxelles, 1885); certaines oeuvres nous renvoient chez DUBOUT (Les Bains à Ostende, 1890), et enfin James ENSOR plagie REMBRANDT

James ENSOR doit sans doute son imagination foisonnante au magasin de sa grand-mère, temple du kistch qui nourrit son inspiration par la suite: « coquillages, dentelles, poissons rares empaillés, vieux livres, gravures, armes, porcelaines de Chine, un fouillis inextricable d’objets hétéroclites » (lettre d’Ensor à Louis Delattre, 4 août 1898). (…) « Mon enfance a été peuplée de rêves merveilleux et la fréquentation de la boutique de la grand’mère toute irisée de reflets de coquilles et des somptuosités des dentelles, d’étranges bêtes empaillées et des armes terribles de sauvages m’épouvantaient […] certes le milieu exceptionnel a développé mes facultés artistiques ».

Les Musiciens tragiques, James ENSOR, 1891

Nos coups de coeur
La mort et les masques
(1897)
Les Chanteurs grotesques
(1891)
Toits de Ostende (1898)

Les Musiciens terribles
(1891)
Soudards pénitents dans une cathédrale
(1893)
Bruxelles
(1885)
Entrée du Christ à Bruxelles
(1889)
Entrée du Christ à Bruxelles
(dessin)

…à voir jusqu’au 4 février 2010 au Musée d’Orsay.

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