Tout sauf politiquement correct, tour à tour violent, scatologique, délirant, cynique, plein d’humour noir et toujours d’une extrême lucidité, ce film belge traite son sujet (la résilience) de la meilleure façon du monde: sans complaisance ni facilité aucune, toujours dans la justesse, à travers le parcours on ne peut plus chaotique et sombre d’un jeune garçon (Gunther Strobbe) qui fait de sa boue de vie (car il n’y a pas d’autre mot) de l’or; ou comment une vie plongée dans la fange peut mener à la lumière de la création et de l’inventivité…
Il n’est qu’un seul mot qui vienne à l’esprit à propos de La Merditude des choses: le mot “vrai”. Alors bien sûr, ça n’est pas un film léger à voir, mais c’est un film fort, un film crû, un film sincère, un film terrible, mais au final beau, de cette beauté qui surgit de la turpitude la plus terrible, et sans détour. D’autant que, comme il s’agit d’un récit autobiographique, on a tendance à penser que la réalité du clan des Strobbe était peut-être bien pire encore que ne le laisse entendre le film….
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Vu le dim 31 janv.2010. Note: ***

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