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Une fois n’est pas coutume, je me suis ennuyée, ce vendredi, à la programmation du Ballet du Capitole, intitulée A NOS AMOURS: en clair, il vaut mieux que Kader Belarbi arrête la chorégraphie, du moins ne m’a-t-il pas convaincue du tout dans la première partie de soirée, pesante, explicative, sur-scénographiée et narrative à souhait; bref, tout ce que je déteste dans la danse…
Étant donné la relative fadeur de ce dernier spectacle du ballet du Capitole (ce vendredi 12 février), intitulé « A nos amours » (hormis le dernier ballet : Beethoven 7, sur une chorégraphie des Ballets de Stuttgart) je me contenterai de rendre un fervent hommage à Maria Gutierrez, première soliste qui illumine chaque fois les soirées de ballet. Elle fait partie de ces danseuses qui ne dansent pas comme si elles « possédaient » cet art (apanage somme toute banal de nombre de très grandes danseuses), mais le contraire: on dirait que c’est la danse qui s’est emparée d’elle depuis toujours… Comme un « on me danse » à la Rimbaud, un « on me pense » appliqué à la danse, en quelque sorte… Une Sylvie Guillem est de cette trempe-là, entre autres exemples de « visitées » par le démon de Terpsichore..

Et je rendrai d’autant plus hommage à Maria GUTIERREZ que, ce soir-là, elle s’est cassé la figure en scène (dans le final de Beethoven 7), au point de finir assise par terre (grand maximum, trois secondes…): mais c’est une danseuse tellement brillante, tellement parfaite, que je crois que personne ne s’en est aperçu dans le public (du moins très peu de gens, si je m’en tiens à l’absence totale de réactions autour de moi, lors de sa chute), au point que je me suis même demandé si je n’avais pas rêvé, car elle s’est relevée très très vite…

La voici ICI dans Dom Quichotte: alors….bravo, Maria: y compris pour savoir chuter aussi élégamment que discrètement!! Car savoir tomber en scène, comme si de rien n’était, c’est de la trempe des plus grandes…

Forum sur Maria Gutierrez

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