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D’aucuns reprocheront au sabot, entre autres inconvénients, d’avoir cette semelle rigide qui ne suit pas les mouvements, et qui nous a valu cette semaine dans ELLE l’article désopilant de Fonelle (« 24 h en sabots Hot ») narrant sa descente acrobatique, en sabots Chanel, des escaliers métalliques de chez Colette … Eh bien, Robert Clergerie vient d’apporter une alternative à ce problème en parant toute sa collection d’une semelle de bois fendue, sensée s’ouvrir en deux blocs à chaque pas (cf. photo ci-dessous, la petite fente verticale que l’on discerne à l’avant, dans le bois, à la pliure des orteils). Mais la rase-mottes pragmatique que je suis s’interroge: quid des petits gravillons qui vont se coincer en sandwich entre les deux blocs? quid de la semelle cuir qui va finir par se couper à force de faire l’accordéon au-dessus de la fente? …Malgré l’indéniable beauté des réalisations Clergerie (dont j’ai testé et apprécié la qualité cet hiver), y é souis plousse ké sceptique quant à la pertinence du « sabot-casse-noisette »

Collection Clergerie printemps-été-2010 / Galeries Lafayette - Paris

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