Dans une atmosphère et un décor à mi-chemin entre La Mort aux trousses d’Hitchcock et le plus récent Shutter Island, le Ghost Writer de Roman Polanski frôle le chef-d’oeuvre de film policier, mi-film noir, mi-film d’espionnage. Ewan Mc Gregor crève littéralement l’écran dans le rôle principal, mais toute la distribution est convaincante dans un scénario sans faille, admirablement ficelé. Donnant la clé du mystère, la scène finale et son coup de théâtre couronnent, en intensité, ce film dont le suspense est admirablement mené, à couper le souffle dès les premières images du film (même si on s’interroge en permanence au sujet de la mystérieuse, glaciale et néanmoins magnifique Ruth, superbe et hitchockienno-bergmanienne Olivia Williams*). Ah oui, une dernière chose: à voir absolument en VO (l’anglais de la bande sonore de ce film est en plus superbe et limpidissime), ne serait-ce que pour l’ambiguité du « I am your ghost » de Ewan Mc Gregor à Pierce Brosnan, pour « je suis votre nègre » qui, en français, n’a plus du tout la même saveur métaphorique…
La Bande-annonce en VO

Vu le 5 mai 2010. Note: ****
La presse unanime…
*Rien à voir: j’ai trouvé, pendant tout le film, à Olivia Williams de faux-airs de Garance Doré. Enfin, l’inverse, je veux dire….

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