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Le sabot, chaussure de plouc qui va traire sa vache aux champs? Que nenni, le sabot était LA chaussure hot par excellence à la Renaissance, tout simplement parce que ce « zoccolo di legno » vertigieux (51 cm!) était la chaussure de la courtisane à Venise… L’illustration ci-dessous montre une coupe d’une tenue de courtisane vénitienne portant sous sa robe de vertigineux sabots (semelle de bois et cuir travaillé ou peint):

Pietro Bertelli, Courtisane à Venise (Diversarum Nationum Habitus. 1589. London, British Library).

Une réinterprétation moderne (1955) de l’illustration de 1589 (by Max Tilke, in A Pictorial History of Costume, London, A. Zwemmer Ltd, 1955, p.78):

Max Tilke, in A Pictorial History of Costume, 1955

Dans le tableau de Vittore Carpaccio, les célèbres et mystérieuses Due cortigiane du Museo Correr utilisent des sabots, repérables dans le cercle rouge ci-dessous, moins hauts cependant que les 50 cm atteints d’ordinaire par ceux des courtisanes. Ces sabots servaient à l’origine à protéger les longues robes des ordures éparpillées dans les rues, marcher au-dessus de l’acqua alta ou encore à se grandir…

Vittore Carpaccio, Le Due cortigiane (1490 circa.), Venezia, Museo Correr

Toutefois, ces chaussures de bois étaient aussi souvent portées par les femmes très respectables.
Pour en savoir plus
Iconographie des garde-robes (homme et femme) à la Renaissance

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