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Abbazia di San Fruttuoso – presqu’île de Portofino- sept.2010

Sur les sentiers des Cinque Terre, et de Camogli à Portofino, on croise le monde entier s’improvisant randonneur sur des sentiers difficiles, pentus et étroits (voire dangereux, avec la mer au pied des falaises 300 mètres plus bas)… Petite sociologie du marcheur-touriste rencontré… En vrac:
– l’Anglaise est en jupe droite en jeans et chaussons Nadia Comaneci, mais le plus souvent en tong Havaianas; d’ailleurs, la tong Havaianas est LA chaussure de randonnée dans les Cinque Terre. En chaussures de marche, t’as l’air ovni…
– si l’Anglaise dérape, elle vous dit « sorry » (« …Sssank you, mais là j’suis le dos au vide et à la mer pour te laisser descendre, pouffiasse, alors passe, au lieu de causer, hein…« ). Les règles habituelles de bonne conduite en montagne sont inversées: celui qui monte s’arrête pour laisser descendre celui qui… glisse.
– la Japonaise est en blouson-moustiquaire noir, casquette multi-visières et grosses chaussures high-tech,
– l’Italienne est en débardeur blanc à grosses fleurs vertes à paillettes (vertes aussi), (faux?) Vuitton 48h en bandoulière ….et/ou avec mocassins ou ballerines. La sandale ouverte sévit, avec force vernis à ongles et french-cagole-manucure. Avec le sable et la poussière du sentier, c’est top.
– le Français (en total look Quechua) est plutôt rare.
– Bien qu’étant LE touriste majoritaire des Cinque Terre, l’Américain(e) marche peu, voire pas du tout, ou alors ça donne à peu près ça:

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