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Felix Nussbaum- le peintre dans l’atelier-1931

Redécouverte tardivement (1970), l’oeuvre de Félix Nussbaum (1904 Osnabrück-Auschwitz 1944) est visible pour la première fois en France au MAHJ (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme). Arrêté, transféré au camp de St Cyprien (France, Sud-Ouest), évadé puis déporté à Auschwitz où il survivra 3 semaines après le 6 juin 1944, Félix Nussbaum a terminé ses jours (de 1940 à 1944) en exil permanent entre l’Allemagne, la Belgique et la France. Son oeuvre, partagée en 5 périodes décisives et marquées par la montée de la peur, de la souffrance et de la persécution est un témoignage poignant et quasi historique sur la violence de la Shoah, caractérisée par la touche extraordinairement visionnaire d’un peintre qui semblait avoir compris, avant même d’y être déporté, toute l’horreur des camps (dans les saisissants Prisonniers à St Cyprien, les Damnés (1942); ou encore l’étude de squelette jouant de la clarinette (1944), que l’on retrouve dans le tableau « le triomphe de la mort » (ci-dessous).Felix Nussbaum – Death Triumphant – 1944

Sa peinture est tour à tour influencée par Max Ensor, Max Beckmann, Otto Dix, on y perçoit parfois la trace nette de la peinture métaphysique, en particulier italienne (De Chirico. Nussbaum fut en effet pensionnaire à la Villa Massimo à Rome en 1932) ou encore le Douanier Rousseau. On pense aussi parfois à Delvaux (première période: Osnabrück). Autres oeuvres de Felix Nussbaum.

Liens utiles:
Felix Nussbaum Haus (Osnabrück)

Catalogue raisonné (par périodes) de l’oeuvre de Nussbaum
L’exposition (une première en France où l’oeuvre de Felix Nussbaum n’a jamais été montrée auparavant) est à voir absolument jusqu’au 23 janvier 2011, au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, 71 rue du Temple – Paris 3e (Métro Hôtel de Ville)
Pour se souvenir de F.Nussbaum

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