Il est des circonstances où sans doute la laideur, la bêtise, l’ennui, l’indigence et le n’importe quoi vous insupporte davantage et vous rend plus exigeant encore que d’ordinaire…. C’est peut-être ce qui nous est arrivé hier soir à Odyssud aux Voyageurs Immobiles (recréation de 1995) de Philippe Genty qui m’a saoûlée, exaspérée, ennuyée, au point qu’on ait failli quitter la salle. Seule la magnifique musique de Torgue & Houppin, que je connais par coeur pour l’avoir dansée, m’a fait rester. Quelle différence avec, il y a deux ans, dans un même état d’esprit à fleur de peau, The Slava Snow Show qui m’avait fait (et me fait encore, lorsque je revois des extraits) pleurer comme une fontaine, mais réparant les larmes amères de la douleur par celles, douces et consolatrices, du petit enfant qu’il faut consoler et que nous sommes toujours au fond de nous… Rien de tel, hier soir: le moche et le manque de poésie (exceptés les 2% du spectacle, allez, en étant sympa), de la manipulation finale des marionnettes, mais c’était si peu pour un spectacle entier de lourdeurs et de prosaïque en manque totale d’inspiration…

Selon l’expression de Télérama, « les ficelles peuvent être grosses », c’est bien ça le problème et encore, c’est un euphémisme… L’Express, quant à lui, trouve que le spectacle « cherche un peu son rythme« …. Je les trouve, vraiment, excusez- le jeu de mot vaseux-…. gentils.

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