Le plus grand mérite et la plus grande force de La guerre est déclarée réside dans sa capacité à traiter avec humour le sujet grave du cancer d’un enfant, comme pour lancer un gigantesque « c’est la vie » reposant sur la force décuplée que trouvent les deux parents du petit Adam à affronter une telle épreuve. À l’image aussi de cette scène (l’une des plus significatives du film) où Juliette (alias Valérie Donzelli), la maman d’Adam, annonce en pleine rue à une amie (plus vue de longue date), que son fils a un cancer, alors que l’autre (totalement à côté de la plaque) lui parle des problèmes du sien à la crèche… Et Juliette de lui balancer « tu sais, ça peut arriver à tout le monde ». Si La guerre est déclarée n’est pas un « chef d’oeuvre » (annoncé par la rumeur populaire), le film a l’immense mérite de « dé-dramatiser » un sujet grave, en en faisant une « chose de la vie », illustrée par la nécessaire distance prise par le couple de Juliette et Roméo face à la maladie de leur fils, juste distance (mi-sportive, mi-western, mi-vie dans les tranchées), d’une douleur vécue au jour le jour qui fait que, même si l’histoire finissait mal, on ressortirait presque confiant dans ce gigantesque « c’est la vie » (c’est la vie la maladie, c’est la vie de vouloir rire même face à la douleur, c’est la vie d’avoir envie de bouffées d’air face à ça etc…) que transmet ce film au spectateur. Un film qui pourrait s’intituler aussi « ça n’arrive pas qu’aux autres » ou « ça peut tomber sur n’importe qui »…
Vu le 24 sept.2011. Note: ***

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