Vénus noire, film éprouvant, mais superbe, est à voir pour une série de raisons très valables:
– pour le gouffre saisissant entre, d’une part, le spectateur d’aujourd’hui qui la perçoit, forcément, comme une personne lambda qu’on croiserait dans la rue n’importe où, et d’autre part, l’écarquillement oculaire absurde et révoltant des personnages du film.
– la déshumanisation progressive, totale et inexorable de cette femme (y compris intérieurement, tant elle est « asséchée » par le regard des autres)
– la longueur pertinente du film, à l’image du long calvaire vécu : film éprouvant, qui laisse sans voix, mais film sans aucun défaut.
– le générique de fin: on y apprend qu’en 1974 les restes de Saartjie Baartman (alias la « Vénus hottentote ») étaient encore au Museum d’Histoire Naturel de Paris, et qu’il fallut attendre 2002 pour qu’une sépulture décente lui fût enfin offerte sur sa terre natale !!! Vu octobre 2011. Note: ***

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