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Si vous en avez assez des antres de la cosmétique de grandes surfaces, où vous avez l’impression d’en savoir mille fois plus que des conseillères qui ignorent parfois jusqu’aux composants de parfums aussi célèbres que Jicky, qui vous conseillent l’Heure bleue alors que vous adorez les Hespéridés, entrez dans une vraie parfumerie comme l’est Élysées Parfums à Toulouse. Ce fut une révélation: une parfumeuse aussi calée qu’un nez de l’Osmothèque à Versailles, capable de définir en deux secondes votre profil peau, qui sait sur le bout du doigt vous conseiller un parfum dont tous les composants vont correspondre à ceux que vous aimez, et qui vous vont (le sublime et non moins regretté Coriolan, par exemple, qu’elle rapproche immédiatement de Rocabar d’Hermès, aux composants identiques)… Et puis, cherry on the cake, un moment passé à discuter parfums anciens, senteurs, composants, ce fut un extraordinaire moment d’échange. Suprême indice d’un parfumeur digne de ce nom: elle ne vous en fait sentir que trois, grand maximum, écoute vos réactions (perso, bien fière d’avoir repéré très vite le camphre en découvrant la Tubéreuse criminelle de Lutens, tout en devinant la proximité de Fidji pour ses fleurs blanches) et vous laisse repartir, pour laisser réfléchir votre nez, avec un échantillon rempli à cet effet. Bref, pour moi, les grandes chaînes de parfumeries, c’est définitivement terminé. Je préfère payer mon parfum plus cher et en choisir un excellent dans un contexte comme celui-ci, que d’aller respirer cet air chimique ambiant qui, chez Sephora & Co, entrave tout espoir de percevoir la moindre nuance olfactive lors de l’essai d’un parfum.

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