Un village protestant, perdu au milieu de nulle part…

Un jour, de sombres crimes maculés de la plus singulière violence surviennent dans ce village protestant de l’Allemagne de l’avant première guerre mondiale. Un film d’abord magnifique, mais surtout utile car au moins il interroge (accuse?) le rôle de la violence des adultes dans l’émergence sournoise de l’indifférence froide et de la violence glaciale, réfléchissant en somme sur la résurgence du mal le plus atroce chez les êtres les plus innocents, les enfants et les jeunes.

Cette violence retournée provenant de la violence fabriquée par les adultes, par les parents, par la société qui nous entoure…

Toute ressemblance avec des faits réels et récents frappe par sa coïncidence intellectuelle: j’avais déjà énormément apprécié, à sa sortie, Le Ruban blanc comme un film d’une puissance rare, et aujourd’hui je lui renouvelle cet éloge d’autant plus qu’il pose LA seule question à se poser, peut-être, à ce sujet-là: comment un être qui un jour, comme tous les enfants, empila innocemment des cubes les uns sur les autres devient-il un monstre sanguinaire, comment et pourquoi, un jour, passe-t-on de l’innocence à l’enfance damnée?? Car un jour, tous les jeunes monstres, les Kadhafi, les Bachar El Assad ou les Hitler ont tous, forcément, empilé des cubes en toute innocence, eux aussi…

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