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Cette phrase d’Isabelle dans son interview au Top des blogs stylés ne vous aura pas échappé: Mes pièces indispensables sont on-ne-peut-plus-basiques, je m’habille toujours pareil (comme la plupart des stylistes: jean, pull, chemise d’homme) pour ne pas disperser ma créativité. Et puis ce sont les autres que j’aime habiller. Et en effet, son style frappe par sa sobriété:

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@Mirko Albini / Anaïs Giroux – l’Express Styles

Or, cela rejoint une réflexion que je m’étais faite, à propos des mannequins aperçus dans le métro, à l’issue des Paris fashion days ou une autre fois, à l’aéroport de Milan (3 jours après la fashion week, un spécimen d’1m80, toute en noir du bonnet Marc Jacobs à la valise Hugo Boss): autant une Freja Beha peut être sophistiquée dans un défilé, autant dans la rue c’est, le plus souvent, noir minimaliste…

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Freja Beha @Glamour

Même chose pour Emmanuelle Alt, qui semble entrer dans la même catégorie (je suis tellement dans la mode que je ne suis surtout pas la mode), et grande adepte devant l’Éternel du combo tish-blazerperf’-slim&shoes noires.

Bref, tout ceci semble être le syndrome inverse des métiers à uniformes: j’imagine que l’infirmière en blouse blanche finit par déplorer de ne pouvoir arborer au boulot sa dernière petite robe noire, ou combien la gendarmette sature de sa chemise bleue so Louis de Funès à St Trop’

Et vous, qu’en pensez-vous? Notre métier influe-t-il sur notre look? Et pourquoi les gens qui font la mode (voire: qui sont la mode) la laissent-ils, d’une certaine façon, dans leur écrin, comme pour la mettre à distance?

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