Mots-clés

C’était à Odyssud hier soir: Oblomov, avec le gigantesque Guillaume Gallienne. Reconnaissons que lorsque la Comédie-Française fait les choses bien, ça n’est pas juste bien, cela devient excellent. Nous ne rajouterons que notre modeste grain de sel à une critique déjà unanime. La mise en scène et le jeu de tous les acteurs restituent à merveille et avec naturel cette sorte de pièce philosophique où l’apathie extrême de l’un (Gallienne, en allégorie de l’immobilisme sceptique comme essence même de la vie) s’oppose à la suractivité productive des autres… En ce sens, la pièce – appuyée par une mise en scène excellente, qui la rend intemporelle et universelle – pose une question toujours d’actualité: faut-il s’agiter pour vivre vraiment ou au contraire s’arrêter, y compris définitivement….

l’analyse de Guillaume Gallienne:

bande son: Casta Diva (Norma, Bellini),
la Mazurka de La Belle au bois dormant (Tchaïkovsky)
(ce qui sied très bien à ce « beau au bois dormant » qu’est Oblomov)

Publicités