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Rappelé très justement hier soir à Quotidien [voir à partir de la minute 2:00], je reproduis ci-dessous, dans sa version française, le poème d’Emma Lazarus inscrit sur la Statue de la Liberté à New York. Dans le contexte actuel, Quotidien a bien eu raison de rappeler ce poème à toutes les mémoires:

Le Nouveau Colosse 

Pas comme ce géant d’airain de la renommée grecque
Dont le talon conquérant enjambait les mers
Ici, aux portes du soleil couchant, battues par les flots se tiendra
Une femme puissante avec une torche, dont la flamme
Est l’éclair emprisonné, et son nom est 
Mère des Exilés. Son flambeau 
Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard couvre
Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles.
« Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge ! » proclame-t-elle
De ses lèvres closes. « Donne-moi tes pauvres, tes exténués, 
Tes masses innombrables aspirant à vivre libres, 
Le rebut de tes rivages surpeuplés, 
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte 
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or ! »

[Source de la traduction ICI]

Du Nouveau Colosse au Nouveau molosse
Cela se passe de commentaire…

the-new-colossus

Sonnet d’Emma Lazarus, The New Colossus, 1883

 

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