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Le mauvais goût a-t-il meilleur goût? s’interrogeait Isabelle. Certes, « les goûts et le couleurs » comme on dit… Mais pourquoi diable LE bon goût est-il alors toujours exprimé au singulier ainsi que le mauvais (goût)? Par exemple, on dit toujours « c’est de bon goût » ou bien encore que le kitsch est toujours de mauvais goût… Or, qu’est ce que le kitsch? c’est par excellence le nom que l’on donne au mauvais goût, au toc… Et souvent tout le monde est d’accord pour dire que ça l’est, de mauvais goût (genre le téléphone à cadran de ma grand-mère enveloppé dans du velours à brocards moutarde). Donc il y a bien en quelque sorte UN bon goût et UN mauvais goût, comme si tout cela tendait à définir LE petit détail qui fait que l’on passe de l’autre côté de la force… Il me semble que dans LE mauvais goût (celui, dirons-nous, autour duquel tout le monde – sauf ceux qui n’ont aucun goût 🙂 – s’accorde), si l’on s’appuie sur la définition du kitsch, il y a souvent un rapprochement malheureux (et désastreux) entre quelque chose qui se veut noble, élevé, cossu (le velours brocard moutarde) et quelque chose de très quotidien, populaire, vulgaire (la banalité du téléphone à cadran). LE bon goût tendrait à éviter ça… Il semblerait donc bien que plus l’écart entre la facette « noble » ou prétendûment luxueuse, raffinée de l’objet, et sa facette « vulgaire » (du latin vulgus, le commun des hommes, la masse, la foule, le populaire) est grand, plus le mauvais goût est marqué… Exemple en images:

chaussures-kitsch telephone-kitsch

Spécial dédicace à Stelda aujourd’hui…

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